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Point sur la réglementation.
- Les déchets d'équipements
électriques et électroniques peuvent être des déchets
dangereux ou non dangereux et sont classés dans la rubrique 16
02 de la liste des déchets (repris dans les rubriques 20 01 33
et 20 01 34 pour les déchets issus des ménages)
La liste des déchets établit une nomenclature à 6 chiffres pour
les déchets dangereux et non dangereux. Cette liste unique
est définie dans l’annexe II du décret n°2002-540 du 18 avril 2002
qui remplace à la fois la nomenclature des déchets publiée dans
l'Avis du 11 novembre 1997 et le décret du 15 mai 1997 relatif à
la classification des déchets dangereux.
Les déchets dangereux sont identifiés à l’aide d’un astérisque (*).
NB : Le nouveau décret du 18 avril 2002 transpose, d’une part, la
Décision 2001/573/CE qui établit la liste des déchets et, d’autre
part, la Directive 91/689/CE qui définit un déchet dangereux. |
- Réglementation spécifique
aux déchets d'équipements électriques
et électroniques :
Au niveau européen :
- la directive européenne 2002/96/CE du
27 janvier 2003, relative aux déchets d'équipements
électriques et électroniques (directive DEEE), parue
au JOCE du 13 février 2003.
Cette directive impose notamment :
- la collecte sélective des déchets d'équipements
électriques et électroniques, avec un objectif de 4kg /an/hbt
en 2006 pour les DEEE des ménages et assimilés, en vue
de la valorisation. Les distributeurs auront l'obligation
de proposer la reprise gratuite de l'ancien appareil lors de
la vente d'un nouvel appareil similaire à un ménage
- le traitement sélectif systématique de certains
composants (ex : condensateurs au PCB, cartes de circuits imprimés,
lampes à décharge
) et de substances dites dangereuses
(ex : mercure, CFC
).
- la valorisation des DEEE collectés, avec des objectifs
de recyclage et de valorisation élevés à atteindre
au plus tard le 31 décembre 2006. La priorité est donnée
à la réutilisation d'appareils entiers. Le recyclage
comprend la réutilisation de pièces et la valorisation
matière, tandis que la valorisation prend en compte également
la valorisation énergétique. Les objectifs de recyclage
sont : 75% pour le gros électroménager (valorisation
: 80 %), 50 % pour le petit électroménager, les jouets,
l'appareillage domestique (val : 70 %), 65 % pour les produits bruns
et gris (val : 75 %), et 80 % de valorisation pour les lampes à
décharge.
Introduisant le principe de la responsabilité du producteur
pour les DEEE, cette directive leur impose
- pour les DEEE des ménages, au moins le financement de la
collecte à partir du point de collecte, du traitement, de la
valorisation et de l'élimination des DEEE, à compter
du 13 août 2005
- pour les DEEE des professionnels, le financement de la collecte,
du traitement, de la valorisation et de l'élimination non polluante
des DEEE, sauf si d'autres accords ont été conclu.
- la directive européenne 2002/95/CE du
27 janvier 2003 relative à la limitation des substances dangereuses
dans les équipements électriques et électroniques,
parue au JOCE du 13 février 2003.
Elle introduit l'interdiction de l'utilisation de certaines substances
dangereuses dans les équipements électriques et électroniques
: plomb, mercure, cadmium, chrome hexavalent, PBB et PBDE, à
compter du 1er juillet 2006.
- le règlement européen daté
du 29 juin 2000 (n°2037/2000) impose, à compter du 1er
janvier 2002, la récupération et le traitement de
tous les appareils producteurs de froid, et notamment des fluides
type CFC ayant un impact sur la couche d'ozone. Ce réglement
s' impose de plein droits aux détenteurs des déchets
concernés, sans nécessité de transposition en
droit français.
- Un projet de directive, concernant la conception des
équipements consommants de l'énergie, a été
proposé par la Commission en 2003 (directive EuP).
Au niveau français :
Il n'existe pas aujourd'hui de réglementation spécifique
aux produits électriques et électroniques en fin de vie
en France. Cependant, avec l'adoption des directives européennes,
des travaux ont été engagés entre les pouvoirs
publics et les organisations professionnelles sur le décret de
transposition, qui doit être publié avant le 13 août
2004. Ce décret sera accompagné de plusieurs arrêtés.
Dans l'attente de ce décret, certaines réglementations
environnementales transversales s'appliquent déjà aux
produits électriques et électroniques :
- la restriction des apports en centre d'enfouissement
technique aux seuls déchets ultimes, à l'échéance
de juillet 2002 (Code de l'Environnement). Une part importante de
DEEE, pouvant faire l'objet d'une valorisation, ne sont pas considérés
comme des déchets ultimes.
- la réglementation sur les déchets dangereux,
impliquant le traitement séparé de certains composants
d'équipements électriques et électroniques (tubes
fluorescents, condensateurs, relais au mercure, tubes cathodiques).
- les réglementations sur les émissions
polluantes des usines d'incinération, qui entraînent
des restrictions sur les éléments incinérés.
- les décrets 92-1271 et 98-560 relatifs aux fluides
utilisés dans les équipements frigorigènes et
climatiques (en cours de révision), imposent le traitement
des CFC et autres gaz à effet de serre au delà de 2
kg de fluide frigorigène (donc ne concerne pas les appareils
domestiques).
- le décret 99/374 du 12 mai 1999 relatif aux
piles et accumulateurs impose leur collecte séparée
et leur traitement (lien vers fiche piles et accumulateurs).
- Vous détenez des déchets d'équipements
électriques et électroniques, vous êtes responsables
de leur devenir
Selon le code de l’environnement (art. L. 541-2)
| "Toute personne qui produit ou détient des déchets, …, est tenue
d’en assurer ou d’en faire assurer l’élimination conformément aux
dispositions du présent chapitre, dans des conditions propres à
éviter lesdits effets." |
Les professionnels générant des déchets d'équipements
électriques et électroniques sont aujourd'hui responsables
de leur élimination. Pour les ménages, cette responsabilité
incombe aux collectivités locales. Il appartient toutefois à
chaque particulier de se conformer au mode de collecte mis en place
dans sa commune (collecte ponctuelle des encombrants, déchèterie).
La directive européenne relative aux DEEE modifie ces responsabilités,
en introduisant notamment une responsabilité du distributeur
au stade de la collecte des DEEE des ménages, et la responsabilité
élargie du producteur pour la collecte (en partie), la dépollution,
le traitement, la valorisation.
- Le stockage des déchets électriques
et électroniques peut être soumis à la réglementation
ICPE (Installations classées pour la protection de l'environnement).
| L'exercice de toute activité, au dessus d'un certain seuil, est
soumis à des formalités particulières : selon les dangers qu'elle
fait courir à l'environnement, vous pouvez être obligé de déclarer
votre installation ou demander une autorisation au Préfet
de votre département (Code de l'environnement, Livre V, Titre Ier
relatif aux installations classées pour la protection de l'environnement)
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| Rubrique |
Non soumis à la réglementation
ICPE, si |
Déclaration si
|
Autorisation si
|
N° 167a "stockage de déchets
industriels en provenance d'ICPE " |
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Quel que soit le volume stocké |
N° 286a "stockage de métaux
" |
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S < 50 m2 |
S > 50 m2 |
N° 322a "stockage des OM " |
|
|
Quel que soit le volume stocké |
N° 2710 "déchèteries
" |
S < 100 m2 |
100 m2 < S < 500 m2 |
S > 500 m2 |
N° 2662 "stockage de polymères |
Q < 100 m3 |
100 m3< Q < 1 000 m3 |
Q > 1 000 m3 |
N° 98 bis "dépôt
ou atelier de triage de matières combustibles " |
Q < 10 m3 |
10 m3< Q <50 m3 |
Q >50 m3 |
(Q) : quantité stockée (en
m3) ; S : surface de stockage (en m2)
- Le circuit d'élimination des déchets
électriques et électroniques " dangereux " est
contrôlé grâce au bordereau de suivi des déchets
industriels (BSDI)
L’arrêté du 4 janvier 1985 relatif au contrôle des circuits d’élimination
de déchets générateurs de nuisances institue un bordereau de suivi
(BSDI).
Pour les installations qui produisent des déchets spéciaux dans
des quantités supérieures à 0,1 tonne par mois ou lorsque le chargement
excède 0,1 tonne, le BSDI accompagne le déchet jusqu'à sa destination
finale et peut être réclamé par l’administration.
Ce bordereau précise la provenance, les caractéristiques, la destination,
les modalités de collecte, transport, stockage et élimination. Avant
l’émission du bordereau, l'entreprise doit obtenir un certificat
d’acceptation préalable de la part du destinataire du déchet. |
| Au-delà de 500 kg de déchets banals par chargement, le transport
par route doit être effectué par une entreprise agréée (décret du
30/07/1998 relatif au transport par route, au négoce et au courtage
de déchets). |
- L'élimination des déchets électriques
et électroniques ne peut être réalisée que
dans des installations classées pour la protection de l'environnement
(cf. Code de l'environnement, Livre V, Titre 1er relatif aux installations
classées pour la protection de l'environnement)
En dehors des classements éventuels pour
le stockage, les installations peuvent être classées pour
le traitement par exemple,dans l'une des rubriques suivantes (liste
non exhaustive) :
- 2515 "broyage et concassage de pierres
et autres produits minéraux artificiels",
- 2560 "travail mécanique des métaux et alliages",
- 2565 "traitement des métaux et matières plastiques",
- 2661 "transformation de polymères".
| ATTENTION, depuis le 1er juillet 2002, les installations d'élimination
des déchets par stockage ne sont autorisées à accueillir que des
déchets ultimes (article L. 541-24 du code de l'environnement).
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source: Ademe.fr
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